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Marché Tunisie

La Tunisie relève les défis économiques

Le Ministre de la régionalisation, Jameleddine Gharbi, est venu l'expliquer dans le détail, lors du Salon Classe Export à Marseille : il y a en Tunisie énormément d'opportunités de croissance pour les Pme françaises car les défis à relever dans les régions de l'intérieur sont multiples. Des comités régionaux ont défini les investissements prioritaires pour relancer l'économie dans chaque région. Ils peuvent maintenant être présentés à chaque investisseur.

Les 14 et 15 juin, s’est tenu à Tunis, pour la deuxième fois depuis la révolution, Tunisia Investment Forum, le grand Forum de l’Investissement qui a rassemblé 1400 participants, dont 500 personnalités venant de l’étranger. Une assistance nombreuse que Noureddine Zekri (photo), le Directeur général de la FIPA, l’Agence de promotion de l’investissement extérieur, organisatrice de l’événement,  a reconnu comme un signe d’intérêt fort de la part de la communauté internationale. En effet, la FIPA en Tunisie est l’organisme sous tutelle du Ministère du développement et de la Coopération internationale se charge en coopération  avec ses bureaux à l’étranger d’apporter ses services et conseils aux investisseurs.

Les grands chantiers ont été présentés à la Communauté d’affaires au cours de ce Forum mettant en valeur la position idéale de la Tunisie.


Pour cette nouvelle édition de 2012, les pays d’Europe et les Etats-Unis étaient bien représentés ainsi que la BID, la Banque Islamique de Développement, au titre de l’incitation des entreprises des pays arabes à venir découvrir les opportunités du marché tunisien. Car il s’agit bien d’opportunités dans cette période post-révolution où « nous créons un environnement propice, celui qui permettra d’atteindre les standards internationaux, dans la transparence et grâce à la bonne gouvernance de l’Etat de droit qui est instauré » assure Noureddine Zekri qui souligne qu’aucun point n’est laissé de côté. Par exemple, l’instance de la lutte contre la corruption a été créée, rompant définitivement avec un passé lourd. « On a voulu aussi mettre en valeur nos régions de l’intérieur » explique N. Zekri « qui recèlent des richesses importantes en matières premières, produits naturels, etc… et qui étaient loin d’être aussi développées que les régions côtières. Le gouvernement a mis en place les programmes pour améliorer les infrastructures afin de désenclaver ces régions et permettre aux entreprises qui produisent et exportent de travailler sereinement, car elles ont vraiment besoin d’autoroutes, de ports, d’aéroports ». Tout le monde a besoin d’avoir de la visibilité, les projets sont en route, les investisseurs rassurés. Tous ont pris maintenant la me-sure de ce grand changement  dans les affaires par rapport à la période précédente qui fait qu’on laisse toute liberté d’entreprendre aux étrangers.

« Nous savons pertinemment que les projets ne se réaliseront pas en quelques mois et que les 800 000 chômeurs actuels ne vont pas tous trouver du travail en une année. Mais le schéma est maintenant cohérent. Les projets ont été présentés aux bailleurs de fonds de tous pays qui ont pris a dimension de la situation. Les investissements ont repris leur tendance à la hausse. Les administrations s’efforcent de simplifier les formalités pour que les entreprises puissent produire et exporter dans des conditions normales. Nous allons avancer dans la visibilité qui convient à un état démocratique ».

Nicole Hoffmeister