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Destination Maroc

Maroc : Sur la voie de la croissance verte

Selon un rapport de la Banque Mondiale, « à l'instar de beaucoup d'autres pays au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le Maroc se trouve confronté à de nombreux défis économiques, sociaux et environnementaux nécessitant une réponse durable permettant d'assurer le développement global ».

Dans un contexte économique turbulent, avec une croissance revue à la baisse : 3,4 % contre 4,2 % prévu initialement, les autorités marocaines procèdent actuellement à des mesures allant dans le sens de la croissance verte par le biais de stratégies et d’investissements visant la création d’emplois et la mise sur pied d’un développement durable.

Notons d’ailleurs que le Maroc compte parmi les tous premiers pays où le nouveau rapport de la Banque mondiale intitulé “Inclusive Green Growth: The Pathway to Sustainable Development” a été officiellement présenté, avant la Conférence + 20 qui s’est tenue à Rio de Janeiro du 20 au 22 juin derniers.

Nizar Baraka, Ministre de l’Economie et des finances, a par ailleurs affirmé l’adhésion du Maroc  aux principes d’une croissance à la fois inclusive et verte. « La croissance verte est en même temps nécessaire et prometteuse. Le Maroc souhaite adopter des politiques de croissance plus favorables à l’environnement, pour l’intérêt du pays et pour contribuer à ses objectifs de développement durable» a-t-il expliqué.

L’agriculture un enjeu national et durable

Au Maroc, l’activité reste principalement dépendante du secteur agricole et de l’Union européenne. La croissance a été soutenue en 2011, grâce à une bonne récolte céréalière et à une légère progression des recettes touristiques, les effets directs et indirects sur l’économie des soulèvements dans divers pays arabes ayant été limités.

« Pour rendre durables à l’avenir les taux de croissance élevés, le Maroc aura besoin d’investir dans les secteurs capables de jouer un rôle de levier effectif pour les ressources du pays. Des réformes dans des domaines tels que l’eau, l’agriculture et l’énergie s’inscrivent justement dans ce sens. Le caractère durable sera au cœur des défis et des priorités dans l’avenir proche  » déclare Simon Gray, directeur du département Maghreb de la Banque Mondiale .

L’emploi l’autre défi

La Banque Mondiale a lancé un nouveau projet au Maroc, qui devrait contribuer à favoriser l’emploi en alignant les compétences professionnelles et les systèmes d’enseignement supérieur sur les besoins du marché du travail. La BM a ainsi approuvé un premier Prêt de Politique de Développement pour les compétences et l’emploi, de 100 millions de dollars, ainsi qu’un Prêt d’Investissement pour la réforme du système judiciaire de 15,8 millions de dollars.
« Avec son appui financier et technique, la Banque mondiale appuiera les autorités marocaines pour obtenir des résultats tangibles sur le terrain. Le pays doit relever le double défi de l’emploi et de la justice pour assurer la prospérité économique et sociale » poursuit S. Gray.

Le premier prêt portera sur le programme d’amélioration des compétences, de la productivité et de la qualité de l’emploi. Le manque d’emplois, et notamment d’emplois « de qualité », est un frein au partage des fruits de la croissance soutenue que connaît le pays depuis dix ans et aux retombées positives que celle-ci devrait avoir sur le recul de la pauvreté.