Marché JAPON
Les relations d'affaires au pays de la qualité totale
« Je sens que les Français ont des hésitations par rapport à un pays comme le Japon où tout doit être parfait. Sans doute n'ont-ils pas l'habitude d'être challengés sur tous les détails… Alors, il faut absolument changer l'image du Japon car c'est véritablement une école de professionnalisme ».
Pour les Pme qui veulent faire du business au Japon
les règles sont claires :
- La régularité dans la qualité : avoir un produit d’une qualité irréprochable et que l’on peut garantir identique dans chacune des livraisons
- L’innovation aussi bien dans les techniques que dans le marketing et les services : les Japonais adorent la nouveauté
- Le nemawashi : la culture d’entreprise qui incite à partager les informations, expliquer, communiquer, afin que tout le monde soit d’accord. Il faut dédier beaucoup de temps à la communication en interne.
- Enfin, quand tout est prêt pour fonctionner, ne pas oubier la logique dans la planification des actions décidées.
- Penser qu’on est dans un pays de réseaux. Les Japonais exerceront naturellement un certain protectionnisme pour leurs compatriotes. Aussi ne pas essayer de partir en frontal face à un concurrent japonais.
La CCI française à Tokyo qui est dans le Top 5 des CCIFE, avec ses 550 adhérents, dont 10% sont des entreprises de plus de 1000 personnes, organise plus d’une centaine d’évènements par an. C’est même la plus importante Chambre européenne au Japon, devant les Allemands, les Anglais et les Espagnols. « Son activité est représentative de la longue histoire construite entre nos deux pays, c’est le pays le plus francophile d’Asie » assure N. Bonnardel. « Ce qui m’a frappé le plus en arrivant dans ce pays » ajoute t-il, « c’est le nombre significatif de millionnaires. Et parmi ses 125 millions d’habitants, presque tous sont très à l’aise, hors une petite frange de défavorisés. Il y a beaucoup de richesses de partout. Ici le pouvoir d’achat n’est pas un sujet. Les salaires permettent à la population de vivre bien, même si le coût de la vie est élevé. Cela explique d’ailleurs l’absence de délinquance ».
Les Japonais ont une fine connaissance de notre pays, de l’histoire de nos vins par exemple, ce qui fournit à une entreprise française un excellent sujet de conversation. D’ailleurs, il y a bien une cinquantaine d’associations professionnelles qui mettent en valeur la culture française ou les produits français, l’un servant l’autre. Le secteur du luxe marche formidablement bien (ce sont les Japonais qui, les premiers, ont fait la renommée de Vuitton). Les secteurs à succès sont évidemment les produits techniques industriels à valeur ajoutée, l’outdoor et les produits de consommation typés de terroir, l’automobile et la pharmacie, ces deux derniers secteurs étant classés comme deuxièmes marchés mondiaux en valeur. Le Directeur de la CCIFE aimerait attirer aussi des entreprises de haute technologie qui pourraient trouver sur place des partenaires. Nagoya, ville très industrielle, a transformé ses usines en centres de recherche. Se rappeler que 25 % des brevets mondiaux sont déposés au Japon. Ils ont su transférer la fabrication de produits à faible coût en Chine par exemple afin de garder au Japon la fabrication des produits plus sophistiqués ainsi que la recherche.
Le rebond du Japon
La force de la langue
Nicole Hoffmeister


A quelques jours de Planète Pme, la grande manifestation de la CGPME qui se tiendra le 28 juin au Palais des Congrès et dans l'attente de la nomination d'un Secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, les Pme sont au centre de la problématique de la croissance en France et sont l'objet de toutes les attentions des pouvoirs politiques.








