La tribune du commerce international
Les groupements d'entreprises pour dynamiser l'exportation
Jean-François Roubaud, Président de la CGPME
A quelques jours de Planète Pme, la grande manifestation de la CGPME qui se tiendra le 28 juin au Palais des Congrès et dans l'attente de la nomination d'un Secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, les Pme sont au centre de la problématique de la croissance en France et sont l'objet de toutes les attentions des pouvoirs politiques.
Aller chercher les entreprises
Sur le dispositif français d’accompagnement à l’international, Jean François Roubaud estime qu’il a atteint une certaine maturité. « Aujourd’hui tous les dispositifs d’accompagnement à l’international sont en place, ils sont globalement au point. Des indicateurs de qualité sont en place. Ubifrance a notamment fait des efforts particuliers pour que les missions qu’il réalise pour les entreprises se transforment en réussites commerciales ».
Pour Jean-François Roubaud, ce qui manque aujourd’hui c’est la motivation des chefs d’entreprises eux-mêmes. « Ce qu’il faut maintenant, c’est aller chercher le chef d’entreprise pour l’aider à se développer à l’export. Ceci pour une raison fondamentale : c’est à l’étranger seulement que la Pme trouvera des relais de croissance supplémentaires dans les mois qui viennent ».
Faire circuler l’envie de se développer à l’export
De nombreuses actions ont été entreprises depuis Christine Lagarde pour partir en escadre comme elle aimait le dire. Jean François Roubaud pense qu’il faut aussi créer les conditions de réussite des groupements d’entreprises. « Je souhaite travailler avec le gouvernement sur la structure des groupements notamment en ce qui concerne l’aspect juridique, pour par exemple alléger la responsabilité de l’un des membres qui voudrait se retirer alors que les autres fonctionnent. C’est comme cela que l’on va créer de nouvelles histoires ».
50% des exportateurs français sont des Tpe
Sur leur capacité à exporter durablement les chiffres sont encore plus significatifs sur les 3 dernières années : seules 26 700 entreprises françaises ont exporté chaque année plus de 100 KE. Ce chiffre double exactement et monte à 53 000 si on dénombre les entreprises qui ont exporté de façon occasionnelle.
Le problème de la durabilité de l’action export est donc très important. Les entreprises françaises, pour la moitié d’entre elles, sont sans doute suffisamment structurées pour prétendre avoir un service export qui est le seul garant de la durabilité de l’action.
L’alliance par les groupements peut donc être une des réponses durables à cette problématique. Des initiatives nombreuses fleurissent depuis quelques années dans les régions françaises et c’est sans doute ces bonnes pratiques qu’il faudra dupliquer demain au niveau national.
Marc Hoffmeister

