FR  /  Mai 2012  /  Grand angle sur le sport à l'export

La filière sportive s'organise à l'export

Coupe du monde de football, Jeux Olympiques…
La crise n’a pas freiné le business des grands événements sportifs planétaires qui se chiffre en Milliards de dollars et qui ne cesse de croître. Chine (JO de Pékin 2008), Brésil (Coupe du monde de foot 2014, JO de 2016), Russie (JO d’hiver de Sotchi 2014, Coupe du monde de foot 2018), Qatar (coupe du monde de foot 2022)… les pays émergents sont les nouveaux acteurs qui portent le dynamisme de ce secteur.
A chaque grand événement, les opportunités sont nombreuses pour les entreprises françaises dont les savoir-faire - Btp, ingénierie, conseil, communication, marketing, mais aussi billetterie, services de restauration, d’hébergement, hôtellerie etc…- sont  mondialement reconnus. Tous ces marchés se préparent longtemps en amont. Les habitués - GL Events, Doublet, Aristeia, Laporte Ball trap…- le savent bien.

Jusqu’à aujourd’hui, contrairement à leurs concurrentes anglo-saxonnes, les entreprises françaises avançaient en ordre dispersé.
La filière française du sport n’avait pas de visibilité.
« Si le savoir-faire français pour organiser des grands événements sportifs est mondialement reconnu depuis 20 ans » estime Jacques Lambert, président d’Euro 2016, « en revanche, nous avons été très défaillants jusqu’à présent pour exporter le savoir-faire des entreprises de la filière. Il faut aujourd’hui créer cette notoriété des savoir-faire français à l’international ».

C’est tout l’enjeu de “sport à l’export”, initiative officiellement lancée le 28 mars dernier par Ubifrance : fédérer sous une même “marque France” des grappes d’entreprises afin de proposer une offre globale
“clé en main” aux organisateurs sursollicités de ces grands événements planétaires. Plus de 150 entreprises étaient présentes lors de cette journée de lancement au cours de laquelle ont été présentés les projets et les besoins en équipements des plus grands événements sportifs de la prochaine décennie.

Elles ont témoigné de leur succès mais surtout de leurs difficultés et de leur isolement et espèrent que cette initiative leur facilitera l’accès à ces méga-marchés, dont les tickets d’entrée sont de plus en plus élevés.

Dossier réalisé par Sylvain Etaix