FR  /  Avril 2012  /  À la Une : Structurer sa présence à l’étranger

Structurer sa présence à l'étranger

Nous commençons avec ce numéro une série de dossiers dédiés à l'implantation. Ne vous méprenez pas, il ne s'agit évidemment pas d'expliquer en long et en large aux Pme françaises la meilleure façon de délocaliser leur activité à l'étranger ! Non, nous ne sommes pas en train de reproduire le modèle catastrophique de certains grands groupes qui ferment leur usine en France et créent le chômage dans une ville ou une région…

Oui nous trouvons que « produire en France » c’est bien tant que cela permet de créer ou de maintenir des emplois, de mener une activité qui apportera à l’Etat des recettes utiles : TVA, CSG, taxes diverses. Il n’est pas question de laisser de côté ses salariés et son activité traditionnelle, mais les règles du business ont évolué. Soyons ambitieux, créons d’autres valeurs ajoutées. Ce que nous cherchons à montrer ressortirait plus d’une envie de patriotisme économique. La  constatation est la suivante : nous n’avons plus assez de marchés dans l’hexagone pour conduire notre entreprise vers une croissance continue. Comment, sans entamer notre activité en France, pouvons-nous améliorer nos chiffres, développer notre clientèle et mettre en application les innovations de nos produits dont nous rêvons pour un meilleur déploiement ? Allons chercher ces opportunités sur les marchés étrangers.
Les raisons sont multiples :
  • pourquoi payer des droits de douane exorbitants et assumer des coûts logistiques énormes alors que nous avons repéré un marché acheteur dans tel ou tel pays ?
  • nous allons là où est notre marché acheteur pour une série de produits
  • il est possible dans ce pays d’augmenter notre chiffre d’affaires en bénéficiant aussi d’une main d’œuvre qualifiée et meilleur marché
  • nous avons besoin de développer notre clientèle et nous répondons à des demandes précises qui nous obligeront à innover, à étendre notre gamme
  • nous avons un savoir-faire unique que nous arriverons à développer plus facilement ailleurs
  • nous pouvons aussi transformer là où nous achetons notre matière première

Toutes ces raisons ne font pas que les usines vont fermer en France. Au contraire , de nouveaux marchés obtenus créeront de nouvelles opportunités dont on ne pourrait bénéficier en restant fermé sur l’hexagone.

L’idéal, et c’est la recommandation principale à répéter : structurez durablement votre présence, ne cédez pas à l’opportunité passagère, cherchez quelles sont les meilleures façons pour vous de prendre votre place à l’étranger, de diminuer vos coûts, d’augmenter vos gammes. Faute de quoi, vous le savez, ce sont les mêmes étrangers qui viendront offrir leurs services et leurs produits en France et vous concurrencer.

Se structurer à l’international dépend souvent des opportunités de rencontres pour ouvrir un bureau ou sceller un partenariat, avant d’envisager l’implantation si petite soit-elle. Les cas sont variés à l’infini et nous donnons ici quelques suggestions à travers des exemples d’entreprises qui se développent. Nous continuerons chaque mois à recueillir des témoignages par pays, par zone, par type d’activité. La recommandation fondamentale est de se préparer pour maîtriser tous les risques à venir et aussi de s’inspirer de l’expérience vécue par les concurrents ou collègues. A lire ici et à repérer à toutes occasions…

Nicole Hoffmeister