Focus Marché : SUISSE
De la haute valeur ajoutée sinon rien
La Suisse est certes un pays riverain et en partie francophone mais ne vous y trompez-pas ! Cette petite confédération possède une culture des affaires spécifique selon les cantons visés. Zoom sur un marché très mûr qui n'attend que des produits et services innovants.
L’export sur un marché voisin peut s’avérer plus compliqué à appréhender que sur un pays long courrier. « Il sera plus difficile pour un entrepreneur de se rendre compte des différences en Suisse que par exemple au Japon, d’abord en raison de la langue (pour la Suisse romande) et de la proximité du pays » explique Fabrice Bernard, directeur-adjoint de la Chambre française de commerce en Suisse. Ainsi, l’existence des réseaux en tant force relationnelle ne doit pas être négligée : « Le fait d’avoir effectué son service militaire compte énormément car il n’est pas rare de recroiser des anciens collègues de régiment. L’armée représente en cela un creuset relationnel pour les affaires. Il en est de même pour Suissemem, qui regroupe l’ensemble des industriels des filières machines, équipements électriques et métaux. Il s’agit du premier employeur suisse avec une concentration de 80 % des emplois ».
Quatre secteurs clés portent l’économie suisse : l’industrie mécanique, la banque, l’horlogerie et la « medtech » comprenez les technologies du médical. Ne perdez pas de vue que la Suisse est un marché mûr, autrement dit personne ne vous attend. La France est le troisième fournisseur tous secteur confondu après l’Allemagne et l’Italie. Il est donc indispensable de proposer des technologies innovantes pour lesquelles les Suisses sont très friands. A la fois respectueux et pragmatiques, ceux-ci ne perdront pas de temps avec vous si ils ne sont pas intéressés.
Quatre secteurs clés portent l’économie suisse : l’industrie mécanique, la banque, l’horlogerie et la « medtech » comprenez les technologies du médical. Ne perdez pas de vue que la Suisse est un marché mûr, autrement dit personne ne vous attend. La France est le troisième fournisseur tous secteur confondu après l’Allemagne et l’Italie. Il est donc indispensable de proposer des technologies innovantes pour lesquelles les Suisses sont très friands. A la fois respectueux et pragmatiques, ceux-ci ne perdront pas de temps avec vous si ils ne sont pas intéressés.
Un distributeur plutôt qu'un agent
Fabrice Bernard incite les entreprises intéressées par ce marché à travailler sur leurs avantages comparatifs : « En quoi mon produit est-il supérieur à celui de la concurrence ? C’est une question essentielle mais bien souvent oubliée des entrepreneurs français qui par manque d’expérience à l’international oublient de se positionner ». Il n'est pas obligatoire de s'implanter localementd'autant plus que l'immobilier (bureaux et entrepôts) coûtent cher. Le choix d'un intermédiaire en cela est une bonne solution.
Préférez d’ailleurs un distributeur qu’un agent, plus rare et qui le plus souvent n’a pas besoin d’une carte supplémentaire pour gagner sa vie. Précisons que le distributeur est très attaché à son territoire et qu’il faudra prévoir une représentation par canton pour assurer une bonne commercialisation de son produit. La collaboration entre le chef d’entreprise et le distributeur est prépondérante. Il ne s’agit pas seulement d’un contrat entre avec un prestataire. C’est un travail de terrain régulier : des tournées de clientèle avec son distributeur ne sont pas à exclure.
Investir le marché suisse d’abord par les cantons francophones (1/3 de la population) est une solution envisageable pour les Pme bien qu’il ne s’agisse que d’un premier pas ! La présence en masse de grandes entreprises mondiales en Suisse Alémanique et accessoirement dans la partie italienne montre le potentiel de développement dans le reste du territoire.
Dans un pays où la main d’œuvre est très qualifiée, travaille entre 42 et 45 heures par semaine, le rachat d’entreprise ou les joint-venture sont une autre manière d’envisager une implantation, d’autant plus que les accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union Européenne facilitent la mobilité des salariés étrangers.
Julien Thibert
Préférez d’ailleurs un distributeur qu’un agent, plus rare et qui le plus souvent n’a pas besoin d’une carte supplémentaire pour gagner sa vie. Précisons que le distributeur est très attaché à son territoire et qu’il faudra prévoir une représentation par canton pour assurer une bonne commercialisation de son produit. La collaboration entre le chef d’entreprise et le distributeur est prépondérante. Il ne s’agit pas seulement d’un contrat entre avec un prestataire. C’est un travail de terrain régulier : des tournées de clientèle avec son distributeur ne sont pas à exclure.
Investir le marché suisse d’abord par les cantons francophones (1/3 de la population) est une solution envisageable pour les Pme bien qu’il ne s’agisse que d’un premier pas ! La présence en masse de grandes entreprises mondiales en Suisse Alémanique et accessoirement dans la partie italienne montre le potentiel de développement dans le reste du territoire.
Dans un pays où la main d’œuvre est très qualifiée, travaille entre 42 et 45 heures par semaine, le rachat d’entreprise ou les joint-venture sont une autre manière d’envisager une implantation, d’autant plus que les accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union Européenne facilitent la mobilité des salariés étrangers.
Julien Thibert











