Stratégie : La mutualisation
Un seul mot d'ordre : Mutualisation !
Dans un rythme de mondialisation accélérée, tout est de plus en plus complexe, la communication, la méga-information obstruent les esprits et paralysent la réactivité. Il devient difficile de se faire reconnaître au milieu d’une foule d’entreprises qui proposent des produits ou services tous aussi intéressants les uns que les autres. Se regrouper permet de bénéficier d’aides, d’informations, de contacts dont on n’a pas l’occasion de profiter quand on est seuls à entrer dans un pays.
Ne boudez pas les stands groupés sous la bannière France sur les salons à l’étranger. Vous serez présent à côté de vos concurrents, mais vous bénéficierez d’une lumière que vous n’aurez pas en construisant votre stand à vous tout seul (qui vous coûtera d’ailleurs beaucoup plus cher et vous prendra beaucoup de temps en commande, organisation et installation). Ne boudez pas non plus les missions organisées par votre CCI locale ou la Chambre française à l’étranger, le syndicat, la CGPME, le MEDEF, les agences de développement international dans les Régions, les missions sectorielles avec votre organisation professionnelle spécialisée (qui saura comment et auprès de qui utiliser tous les moyens de faire connaître l’ensemble de la démarche). N’hésitez pas à engager un VIE à plusieurs entreprises sur un marché défini qui soulagera votre stratégie, à chercher à mutualiser vos achats, à regrouper vos expéditions, à partager vos locaux de stockage, à adhérer à des clubs, à des regroupements locaux, régionaux ou nationaux, tout cela et bien d’autres formules encore, doivent permettre à des Pme de réussir.
En matière de regroupements, les Pme françaises ne sont pas les premières. Les Allemands ont saisi les avantages du système depuis longtemps. Le fait de se regrouper donne de la superficie et de l’aura. Les Italiens ont été les premiers à nous donner l’exemple avec leurs districts du Nord de l’Italie.
Ne serait-ce pas finalement ce qui manque aux Pme françaises ? Non pas les capacités d’innover, pas non plus l’envie de se développer sur les marchés étrangers, ni la force industrielle, mais ne serait-ce pas l’envie de se regrouper et de jouer collectif ?
Nicole Hoffmeister








