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Février 2011
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Destination AFRIQUE
Destination AFRIQUE
Clusters et pôles de compétitivité : Des possibilités de les dupliquer en Afrique ?
Le port de Rades
“Le discours sur l’Afrique a complètement basculé ces dernières années. A des propos alarmistes succède une vision plus positive qui considère l’Afrique comme le continent de l’avenir ».
Jacques Toubon, secrétaire général du Cinquantenaire des indépendances africaines, a apporté de l’eau au moulin d’Abdoulaye Kanté (photo), directeur de l’Association pour le Développement Des Entreprises en Afrique (ADEA) et fondateur du Forum Eurafric, qui a célébré, en octobre, à Lyon, sa dixième édition. « Nous ne faisons pas d’humanitaire mais des affaires » tel est le leitmotiv de M. Kanté qui, depuis des lustres, veut donner une autre perception de l’Afrique.
Seuls comptent les rapports gagnant-gagnant
La conférence majeure de ce Forum 2010 s’est penchée sur le concept des clusters et des pôles de compétitivité et de la possibilité d’en adapter, d’en « reproduire » certains en Afrique dans les domaines de l’eau et des énergies. A la suite de l’intervention de Françoise Charbit sur le pôle régional Tenerrdis (Drôme, Isère-Savoie), spécialiste des énergies renouvelables, Bruno Jean-Richard Itoua, président de Facilité Eau, ministre de l’énergie et de l’hydraulique au Congo, (un habitué du Forum Eurafric !), a été ravi de découvrir ce pôle qui « permet de faire en groupe mieux que tout seul ». Il a estimé qu’il « était une parfaite réponse aux nombreux problèmes que nous avons en Afrique avec l’insuffisante exploitation du solaire et de l’hydroélectrique ». Il veut mettre en place très vite un partenariat entre Tenerrdis et l’Afrique centrale ! « L’Afrique est un continent pour nous important et nous avons des adhérents qui travaillent dans plusieurs pays » a relevé Mme Charbit venue au Forum pour justement y déceler d’éventuelles pistes d’actions et de partenariats propices au développement des entreprises. Même état d’esprit pour Mickaël de Chalendar, animateur du cluster Eco-Energies, qui travaille avec un cluster belge, a accompagné la phase de diagnostic et de création d’un cluster à Mexico et pourrait examiner « ce qui pourrait être transférable en Afrique » en matière de bâtiments éco-innovants ! Ce cluster compte 230 membres cotisants dont 170 entreprises, des Tpe, des Pme surtout et des groupes comme Saint-Gobain qui vient de le rejoindre.
Au chapitre de la « jungle » et de la « ribambelle » des organismes et des instruments de financements, beaucoup ont découvert Miga, agence multilatérale de garantie des investissements du groupe de la Banque mondiale. Il s’agit d’un instrument technique, de couverture de risques qui a pour objectif de faciliter l’accès aux financements bancaires. Cette agence comprend 175 pays membres et elle a un portefeuille d’encours de 7,7 milliards cette année. Elle mène actuellement des discussions avec Oséo.
Les questions relatives à l’eau et aux énergies sont majeures en Afrique. Celle-ci rêve de jouer un rôle en matière d’énergies renouvelables. La conscience des dirigeants semble évoluer, des réformes se mettent en place, des gouvernances s’améliorent, mais selon M. Itoua, « rien ne se fera sans coordination des actions et mises en place de mécanismes de financements et de partenariats innovants et appropriés comme d’incontournables partenariats publics-privés » dans une optique d’intégration et de gestion transfrontalière car l’eau, le soleil, le vent ne connaissent pas les frontières…
Annick Béroud
Jacques Toubon, secrétaire général du Cinquantenaire des indépendances africaines, a apporté de l’eau au moulin d’Abdoulaye Kanté (photo), directeur de l’Association pour le Développement Des Entreprises en Afrique (ADEA) et fondateur du Forum Eurafric, qui a célébré, en octobre, à Lyon, sa dixième édition. « Nous ne faisons pas d’humanitaire mais des affaires » tel est le leitmotiv de M. Kanté qui, depuis des lustres, veut donner une autre perception de l’Afrique.
Seuls comptent les rapports gagnant-gagnant
La conférence majeure de ce Forum 2010 s’est penchée sur le concept des clusters et des pôles de compétitivité et de la possibilité d’en adapter, d’en « reproduire » certains en Afrique dans les domaines de l’eau et des énergies. A la suite de l’intervention de Françoise Charbit sur le pôle régional Tenerrdis (Drôme, Isère-Savoie), spécialiste des énergies renouvelables, Bruno Jean-Richard Itoua, président de Facilité Eau, ministre de l’énergie et de l’hydraulique au Congo, (un habitué du Forum Eurafric !), a été ravi de découvrir ce pôle qui « permet de faire en groupe mieux que tout seul ». Il a estimé qu’il « était une parfaite réponse aux nombreux problèmes que nous avons en Afrique avec l’insuffisante exploitation du solaire et de l’hydroélectrique ». Il veut mettre en place très vite un partenariat entre Tenerrdis et l’Afrique centrale ! « L’Afrique est un continent pour nous important et nous avons des adhérents qui travaillent dans plusieurs pays » a relevé Mme Charbit venue au Forum pour justement y déceler d’éventuelles pistes d’actions et de partenariats propices au développement des entreprises. Même état d’esprit pour Mickaël de Chalendar, animateur du cluster Eco-Energies, qui travaille avec un cluster belge, a accompagné la phase de diagnostic et de création d’un cluster à Mexico et pourrait examiner « ce qui pourrait être transférable en Afrique » en matière de bâtiments éco-innovants ! Ce cluster compte 230 membres cotisants dont 170 entreprises, des Tpe, des Pme surtout et des groupes comme Saint-Gobain qui vient de le rejoindre.
Au chapitre de la « jungle » et de la « ribambelle » des organismes et des instruments de financements, beaucoup ont découvert Miga, agence multilatérale de garantie des investissements du groupe de la Banque mondiale. Il s’agit d’un instrument technique, de couverture de risques qui a pour objectif de faciliter l’accès aux financements bancaires. Cette agence comprend 175 pays membres et elle a un portefeuille d’encours de 7,7 milliards cette année. Elle mène actuellement des discussions avec Oséo.
Les questions relatives à l’eau et aux énergies sont majeures en Afrique. Celle-ci rêve de jouer un rôle en matière d’énergies renouvelables. La conscience des dirigeants semble évoluer, des réformes se mettent en place, des gouvernances s’améliorent, mais selon M. Itoua, « rien ne se fera sans coordination des actions et mises en place de mécanismes de financements et de partenariats innovants et appropriés comme d’incontournables partenariats publics-privés » dans une optique d’intégration et de gestion transfrontalière car l’eau, le soleil, le vent ne connaissent pas les frontières…
Annick Béroud

« J’ai l’espoir et la conviction que toute l’équipe de France saura se mettre en ordre de marche pour aider nos entreprises à relever avec succès le défi de la mondialisation. »







