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Focus sur le V.I.E

Pme, dopez vos exportations avec le V.I.E !

Dossier réalisé par Sylvain Etaix

Jean-Claude Peyrot a le sourire ! Sa société bordelaise Mure & Peyrot (15 personnes), spécialiste du couteau industriel va livrer sa première commande au Brésil. Un contrat avec LE distributeur incontournable du marché… décroché par son Volontaire International en Entreprise (V.I.E). « Nous venons de recruter trois V.I.E en Allemagne et un en Grande-Bretagne. C’est une formule qui nous convient. Lorsqu’ils sont bons, nous les intégrons » explique Sylvie Deperraz, DRH du fabricant stéphanois de câbles électriques, groupe OMERIN.

Comme 1 000 autres Pme utilisatrices du dispositif, ces deux sociétés ont compris l’intérêt du V.I.E, ancien VSNE, qui fête cette année ses 10 ans d’existence. « Le V.I.E, c’est certes une ressource humaine de haut niveau à un coût avantageux pour l’entreprise mais pas seulement » résume Lorenzo Cornuault, directeur du dispositif chez Ubifrance. Tous pays confondus, la rémunération nette moyenne d’un volontaire est de 2 000 euros mensuels. Les entreprises qui ont déjà recruté des V.I.E vous le diront : il s’agit d’une solution efficace pour développer les ventes à l’international (80% des volontaires envoyés en mission ont un profil technico-commercial), mais aussi et surtout un bon moyen de détecter et de recruter ses futurs responsables export ou directeurs de filiale à l’étranger. 70 % des V.I.E en poste sont embauchés par leur entreprise à l’issue de leur mission !

Pour le candidat, le V.I.E est également une solution “anti-chômage” : le marché de l’emploi étant très tendu, ce dispositif est un bon moyen de démarrer une carrière à l’international, avec une perspective d’embauche à la clé. Aujourd’hui quelque 6 400 jeunes sont en mission dans 136 pays. Ubifrance s’est fixé comme objectif de parvenir à 7 200 d’ici à la fin d’année. Pour répondre aux “doléances” des entreprises qui trouvaient la formule encore trop onéreuse et parfois trop compliquée à gérer (voir p24), de nouvelles mesures ont été mises en place. Objectif : rendre le dispositif encore plus attractif pour les Pme/Pmi.