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En Roumanie tout redevient possible

Points forts

  • Marché intérieur important
  • Perspectives économiques améliorées du fait de l’intégration à l’Union européenne
  • Montée en gamme des exportations
  • Faible poids de la dette publique

Points faibles

  • Déficits jumeaux (courant et budgétaire)
  • Forte dépendance à l’égard des flux de capitaux étrangers
  • Exposition du secteur privé au risque de change
  • Contexte politique difficile
  • Relations chaotiques avec le FMI


Michel Oldenburg est le chef de la M.E. de Bucarest

« La présence française en Roumanie est tout à fait significative. Entre 5 à 6 000 entreprises françaises sont répertoriées dont 4 000 sont des implantations pour production, toutes tailles confondues. C’est pour nous le deuxième marché en Europe Centrale et Orientale après la Pologne ». Michel Oldenburg est le chef de la Mission Economique de Bucarest depuis début septembre 2009.

Il est arrivé en Roumanie après cinq ans au Chili, quatre ans en Inde, quatre ans en Finlande entre autres. Il n’est pas mécontent de l’accueil des Roumains, qui pour 6 millions d’entre eux parlent le français.

« Il y a de vraies affinités entre Français et Roumains. Nous avons une bonne image dans ce pays, ce qui explique notre forte présence. Reste à capitaliser sur cet atout ». La Roumanie est en train de sortir des soubresauts de la crise qu’elle subit à retardement. Elle est encore en queue de peloton au sein de l’Union européenne, et il y a encore à faire pour se trouver au niveau des standards européens.

Pourtant, les fonds structurels sont sur la table. Avec les co-financements locaux, ils se montent à 30 milliards d’euros. Mais les procédures sont si complexes que malheureusement, on ne les utilise pas comme on devrait.  Le gouvernement a annoncé des mesures drastiques et notamment une réduction des salaires dans la fonction publique et une réduction des retraites. Par ailleurs, l’Etat roumain a obtenu de l’Europe un prêt de 20 Mds euros censé répondre ponctuellement à son problème budgétaire : rentrées fiscales en diminution et dépenses incompressibles au niveau social. « Remarquons que l’année 2009 s’est terminée sur une croissance légèrement positive qui devrait nettement s’améliorer en 2011 : une prévision de croissance de 5% qui devrait être celle des années à venir.  C’est très possible car il y a toujours de forts secteurs porteurs d’activité, infrastructures routières, aéroports, secteur énergétique, gestion de l’eau, de l’environnement, sans oublier des secteurs d’excellence comme les TIC, les centres de développement informatique ».

N. Hoffmeister

Notes @rating

@rating pays
B
Environnement des affaires
A4
Cotation moyen terme RISQUE MODÉRÉMENT ÉLEVÉ

 

 
2007
2008
2009
2010p
Croissance économique (%)
6
7,1
-7,1
1
Solde public / PIB (%)
-2,5
-5,5
-7,8
-6,8
Solde courant / PIB (%)
-13,6
-12,4
-5
-5,4
Dette extérieure / PIB
50,8
51,3
68,6
75,4
Réserves en mois d’importations
5,3
4,5
8
8,2