Actualités du commerce international
Dynamisme
L'Australie mise sur un redémarrage de son économie en 2011
Classée 14e économie mondiale, l’Australie, parce qu’elle offre un contexte d’affaires stable et compétitif, a vocation à être terreau de développement pour les entreprises françaises exportatrices voire plateforme de développement sur toute la zone Asie Pacifique.
La France est aujourd’hui le 14e fournisseur de l’Australie et son 18e client. 250 entreprises françaises employant près de 70 000 personnes sont actuellement présentes sur son sol. Son économie dynamique, qui attire de nombreux migrants, est d’ailleurs parmi celles qui ont le mieux résisté à la crise économique.
Selon l’Uccife « une politique réglementaire stricte et un schéma de gouvernance bien établi ont protégé le secteur financier de l’impact direct de la crise économique ». Le pays a toutefois connu un léger ralentissement économique en 2009 après une croissance moyenne de 3,6% par an depuis 1992 !
L’envolée des cours des matières premières dont l’Australie regorge (charbon, fer, uranium, produits agricoles, céréales…) a essentiellement participé à cette bonne santé économique.
Reste que pour 2010, les prévisions tablent sur une croissance nulle avant un redémarrage en 2011.
Malgré les effets (limités) de la crise, le pays compte des secteurs porteurs tels que l’agroalimentaire, les infrastructures, les biotechnologies, l’environnement ou encore l’énergie, l’Australie s’étant fortement engagée dans une politique de développement durable depuis la signature du protocole de Kyoto en 2007 (objectif : -60% d’émission de gaz à effet de serre d’ici 2050.) Un projet de mise en place d’une bourse carbone est d’ailleurs à l’étude au parlement et devrait être voté d’ici 2011.
Smartbox, spécialisée dans les coffrets cadeaux thématiques, a ouvert une filiale sur place il y a six mois. « Le revenu par habitant est élevé et les habitudes de loisir sont développées » note Benoît Linossier, Dg Smartbox en Australie. Il relève toutefois « l’extrême précaution des distributeurs australiens au niveau juridique ». Un autre frein a été le recrutement, difficile. « En revanche, j’ai été très agréablement surpris par l’ouverture d’esprit des patrons australiens, et la facilité avec laquelle j’ai pu les rencontrer ».
