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Copenhague, entre déception et désillusion…

Au lendemain du sommet de Copenhague, dans son édito de la Tribune, Eric Israelevitch résumait la situation d’une phrase lapidaire : « on attendait Hopenhague, ce fut Flopenhague ». Tout était dit !

Copenhague, on en attendait beaucoup. Un peu trop peut-être. Comme si en bons pères Noël, les chefs d’Etats des pays les plus pollueurs de la planète allaient prendre des engagements pour moins polluer pour le bien-être de l’humanité ! Nous avons eu droit à douze jours d’âpres négociations, d’invectives et de menace de boycott. Les représentants de 53 pays africains se sont même momentanément retirés de la table des négociations, craignant que les engagements du protocole de Kyoto qui sont les seuls actes contraignant les pays développés à réduire leur pollution, ne soient pas reconduits après 2012.

Au final, ce sommet n’a abouti à aucun accord concret qui soit ponctué d’engagements fermes de la part des 120 pays participants. De cette occasion historique, on se contentera donc d’un accord au rabais, obtenu “dans le money time”, histoire de sauver les apparences : un accord sans ambition et surtout peu contraignant puisqu’il n’oblige aucun des participants à le signer ! Il se contente de rappeler la nécessité de limiter le réchauffement de la planète à 2°C. Les pays les plus polluants (Chine et USA) ont obtenu ce qu’ils voulaient, à savoir échapper à tout engagement chiffré. Les pays signataires de Kyoto s’engageront sur des objectifs de baisses des émissions pour 2020, sans que l’on connaisse l’année de référence (1990 ou 2005).

A son retour en France, le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo faisait part de sa déception, fustigeant l’attitude des Etats-Unis, - « Un Américain émet 4 fois plus de gaz à effet de serre qu’un Français. L’engagement américain, c’est sept fois moins que les Français » et l’ONU, « un pays pétrolier qui ne voudrait pas d’un accord climatique peut bloquer  le consensus ! ».

S.E.