Focus sur Le SiaMap
Le SiaMap vous donne rendez-vous
« La Tunisie a des produits de qualité qu'elle doit mettre en valeur »
Le Salon International de l’Agriculture, du Machinisme Agricole et de la Pêche -SiaMap- se tiendra du 18 au 22 novembre au Parc des Expositions du Kram à Tunis. Pour Karim Daoud, Président de l’Unité Foires et Salons auprès de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche, ce rendez-vous est un point de contact privilégié pour les entreprises françaises désireuses de se développer ou de nouer des partenariats dans ce secteur.
“Sur le SiaMap, les entreprises françaises pourront trouver en quelques jours toute l’agriculture tunisienne », explique Karim Daoud, Président de l’Unité Foires et Salons auprès de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche. « Pour cette édition 2009, nous espérons rassembler près de 60 000 visiteurs ainsi que des délégations nationales issues de tout le bassin méditerranéen ».
Des besoins dans l’alimentation animale, le stockage de céréales et la chaîne du froid
Tous les deux ans, le SiaMap s’affiche comme la grand-messe de l’agriculture et de la pêche en Tunisie. L’occasion pour les entreprises françaises de se positionner dans la recherche de partenariats, de développer des courants d’affaires, d’investir et de participer ainsi au vaste mouvement de modernisation et de structuration entamé par le pays dans les secteurs agricoles. Le marché tunisien offre de réelles opportunités aux entreprises françaises qui apporteront leur savoir-faire technologique. Les secteurs de l’alimentation animale, du stockage des céréales, de la chaîne du froid (dans les entreprises comme dans les transports) sont en plein développement. « En Tunisie, il y a beaucoup de petites et moyennes exploitations, poursuit Karim Daoud. Elles manquent pour la plupart de matériel agricole adapté à ce type de surfaces, dans l’ensilage notamment ». Et de poursuivre: « Ce dont souffre également l’industrie agroalimentaire en Tunisie, c’est d’une mise en valeur insuffisante de ses produits. Nous manquons d’un savoir-faire dans l’emballage et le conditionnement. Nous avons des produits de qualité mais il y a de vrais efforts à faire du côté du packaging. La Tunisie doit relever le triple défi de la qualité, de la productivité et de la traçabilité ».
Un marché du “bio” à développer
La hausse du niveau de vie en Tunisie a bien évidemment impacté directement la façon de consommer : « On passe de plus en plus à la ”cuisine placard”», note Karim Daoud. « Les gens cuisinent de moins en moins et se tournent davantage vers les plats préparés, une tendance tirée par la Grande Distribution dont les Grandes enseignes se multiplient tels que Carrefour, Monoprix, Géant. Les produits laitiers type yaourts sont par exemple très prisés ».Le secteur de la viande rouge, encore peu structuré, va connaître dans les prochaines années un plan de mise à niveau. « Il y a de gros chantiers à venir, avec la construction et la structuration des abattoirs dans le pays. Là aussi il y aura beaucoup à faire dans la fourniture de matériels ».Le marché du “bio” se structure également peu à peu dans le pays : « la Tunisie se prête naturellement bien à ce type d’agriculture », estime Karim Daoud. « Nous produisons déjà de nombreux produits en bio, comme l’huile d’olive, les dattes. Il y a un début de demande sur le marché local, mais cette production est pour l’instant essentiellement destinée à l’export ».
Finalement, pour K. Daoud, « le SiaMap incarne plus que jamais l’idée d’un marché euromediterranéen à développer : c’est une zone de relations économiques très importante face aux grands ensembles asiatiques et américains. Nous devons travailler ensemble sur ce sujet, en impulsant une dynamique ».
