La tribune du commerce international
Innovation et exportation : la recette du succès !
De gauche à droite : Jérôme Giacomoni, cofondateur d’Aérophile, François Drouin PDG d’OSEO, Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat en charge du commerce extérieur, Mathieu Gobbi, cofondateur d’Aérophile
C’est ce que montre la dernière étude réalisée par Oséo et Ubifrance, mais aussi l’histoire d’Aérophile (cf article), l’inventeur du premier ballon captif, qui réalise aujourd’hui 90% de ses ventes à l’étranger.
Les Pme françaises qui réussissent à l’export ont toutes en commun, leur capacité à innover. C’est ce que confirment les premiers résultats de l’étude en cours “Pme innovantes et exportatrices” présentés le 9 novembre dernier par François Drouin (en photo), Pdg d’Oséo en présence d’Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat en charge du commerce extérieur. Selon cette enquête (1) réalisée sur un échantillon de 700 clients d’Oséo et Ubifrance, dont la moitié sont des Pmi (un tiers du secteur des services, 10% du commerce en gros), « innovation, international et investissement sont les trois moteurs de la croissance et constituent l’une des voies privilégiées de la reprise ».
Innovation, international et investissement pour renouer avec la croissance
Ainsi, parmi les principaux enseignements : 94 % des entreprises ont développé au moins une mesure innovante au cours des trois dernières années. 38 % d’entre elles engagent une démarche à l’export dans les 3 ans suivant leur création, mais près d’une entreprise sur deux ne se lance à l’international qu’après trois ans d’existence. En ce qui concerne les freins au développement : la difficulté à trouver des distributeurs locaux, l’accès difficile aux financements des marchés à l’export et la complexité des démarches administratives.
Une entreprise sur quatre méconnaît les potentialités d’une démarche à l’export. Enfin, 80 % des entreprises réalisent plus de 5% de leur chiffre d’affaires à l’export. Bonne nouvelle, plus de la moitié d’entre elles (55%) prévoient d’accroître leurs ventes export de plus de 5 % d’ici 2012.
Une direction de l’international pour Oséo, qui monte en puissance
Afin d’accompagner et de financer de nombreuses entreprises dans leur développement international, François Drouin a annoncé la création d’une Direction internationale. Lancement “officiel” car dans la pratique, cette direction à la tête de laquelle on retrouve Alain Renck existe depuis quelques mois déjà. Car depuis un an, Oséo a franchi un cap dans son rôle d’appui et de partenaire financier des entreprises innovantes. L’annonce du chef de l’Etat, le 5 octobre 2009, de doter cet établissement public d’une enveloppe de 1 milliard d’euros allouée aux entreprises sous forme de prêts participatifs (les premiers prêts sont disponibles depuis début novembre, lire Classe Export n°183, p 35) place encore davantage ce jeune organisme financier, membre de l’“Equipe de France de l’export”, sur le devant de la scène. A. Renck livre quelques conseils aux entreprises françaises qui souhaiteraient s’adresser à Oséo afin d’obtenir un financement. « Elles doivent tout d’abord vérifier qu’elles disposent des moyens humains pour réaliser leur projet, être en bonne santé financière, avec un endettement limité, et avoir un produit qui correspond aux besoins du marché qu’elles visent ».
