FR  /  Octobre 2009  /  En couverture

En couverture

GE Capital France : 1er acteur du financement alternatif au monde bancaire

En prenant la présidence de GE Capital France, Thierry Willième (en photo) a créé un ensemble cohérent de financement pour les entreprises. Du photocopieur, aux stocks, aux créances clients c’est toute la chaîne du financement de la Pme  qu’il souhaite rationaliser.

“GE a décidé de s’organiser de façon beaucoup plus géographique », explique Thierry Willième, « et donc de créer des business units plus efficaces en France, en Italie et en Grande Bretagne. Pour cela nous avons réuni tous les métiers qui touchent au financement de l’entreprise, l’affacturage, le financement d’équipement, le financement de flotte automobile, le financement de stocks ».

L’objectif de Thierry Willième est de trouver des synergies. « En fusionnant les services nous allons optimiser la structure mais nous allons surtout fusionner les données crédit ce qui nous donnera une bien meilleure vision du marché des entreprises. Et enfin bien sûr nous allons rationaliser nos moyens commerciaux car nous avons peu de clients redondants entre nos différentes activités. Nous avons aujourd’hui 150 000 clients en France. Nous sommes déjà N°1 de l’affacturage en France, nous sommes aussi dans les cinq premiers du financement de biens d’équipement et de flottes automobiles ».

« Aujourd’hui, nous sommes le seul acteur indépendant alternatif du réseau bancaire d’une taille significative qui puisse proposer une telle palette de financements, ce qui nous rend, je pense, particulièrement attractif ».

C’est quand l’activité va repartir que le besoin en trésorerie sera le plus important


« Les demandes de financement depuis un an ne sont pas aussi fortes qu’on aurait pu le penser » reprend Thierry Willième. « Dans un contexte de crise aussi profonde on a pour le moment eu une augmentation des faillites de 30%, ce qui  au regard des très bonnes années passées n’est pas aussi catastrophique que prévu. La crise économique se stabilise, nous avons observé depuis le mois de septembre un arrêt de la décroissance sur les portefeuilles de nos clients. C’est une bonne nouvelle, mais la crise n’est pas finie. Beaucoup d’entreprises ont vécu sur du déstockage qui ne nécessite pas de fonds propres importants. Quand l’activité va repartir, il faudra mettre du carburant dans la machine et c’est là qu’il faudra faire attention et que le besoin en BFR sera le plus important. Dans notre activité, cela a plusieurs conséquences. La première c’est que les entreprises qui finançaient des biens d’équipements sur leurs fonds propres vont les utiliser pour des besoins plus existentiels et vont utiliser le financement pour ce faire. La deuxième c’est que la démocratisation de l’affacturage va être plus importante et décomplexée par rapport à il y a 10 ans ».

Vers une démocratisation des outils de financement

Pour ce qui est du développement des Pme à l’international, GE Capital propose le même service dans la plupart des pays du monde.

« Nous pouvons proposer à tous les fabricants de matériels des contrats de financements paneuropéens dans n’importe quel pays, aux conditions locales. Nous le faisons pour des grands comme Dell mais nous pouvons le faire pareillement pour des plus petits ».

Cette démocratisation des outils de financement devrait permettre à de nombreuses Pme d’améliorer leur offre commerciale à l’étranger.

La Pme est le maître mot de Thierry Willième qui pense, avec sa nouvelle entité, avoir l’outil idéal pour traiter avec de très nombreuses entreprises, quelle que soit leur taille. Il a, pour marquer cela, passé des accords avec la CGPME comme avec Oséo, dans l’objectif de proposer des procédures spécifiques pour aider les Pme en difficulté de trésorerie et qui auraient donc besoin d’un financement rapide.

L’intention de Thierry Willième pour sa nouvelle structure est de mettre en place une stratégie offensive. « Nous allons regarder s’il n’y a pas d’autres classes d’actifs que nous pourrions financer dans l’entreprise car cela nous renforcera sur notre métier de base, le financement des actifs au sens le plus large. Nous allons développer sur internet des services pour des clients avec lesquels nous pourrons facilement entretenir des relations ».

Marc Hoffmeister