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En couverture

Un soutien bienvenu pour l'exportation : enjeu stratégique pour la reprise

Selon Euler Hermes SFAC, l’activité économique repartira lentement et en ordre dispersé en 2010. En effet, l’Europe sera la dernière zone à renouer avec la croissance tandis qu’en Asie, les effets négatifs de la crise sont déjà annulés.

“Nous sortons de sept années de sous performance en ce qui concerne le commerce mondial. Depuis 2001, la France perd en moyenne 0,6% de croissance par an du fait de son déficit commercial extérieur. Cela représente sur 10 ans 80 Mds d’euros » commente Michel Mollard, président du directoire d’Euler Hermes SFAC.

L’enjeu stratégique  pour la reprise de l’économie en France, sera la capacité à exporter de ses entreprises. Les deux tiers des exportations françaises sont à destination de l’Union européenne, vers des pays qui n’affichent que des perspectives de croissance modérées et fragiles à l’horizon 2010 et où le risque commercial demeure élevé, du fait de la poursuite de la progression des défaillances d’entreprises.

Les vrais relais de croissance représentent un risque élevé

La conjoncture est difficile, il ne faut pas le cacher. Après un effondrement historique du commerce mondial de - 12%, on attend malgré tout en 2008 une augmentation de + 3, 5%.  Les entreprises sont soucieuses de trouver de nouveaux relais de croissance hors de France, mais les vrais relais de croissance représentent un risque élevé. En dehors de la zone euro, les Pme ont porté leurs efforts vers des zones attractives comme la Russie, la Chine, les Etats-Unis, les pays du Maghreb qui présentent un risque pays élevé. L’Europe centrale et les Pays de l’Est attirent mais demeurent globalement en crise à l’exception de la Pologne. Les Pays baltes, la Turquie, la Hongrie demeurent particulièrement fragiles et risqués. En Chine, en Inde, la crise est déjà finie : les croissances des PIB devraient atteindre 8,5 % en Chine en 2010 et 7% en Inde. Les zones qui repartent sont l’Asie émergente, le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord. Il existe donc des perspectives de débouchés plus prometteurs pour un tiers des exportations françaises.

CAP Export était attendu des entreprises

« L’extension du dispositif CAP à l’export remplit une véritable attente des entreprises. 2700 de nos clients déjà équipés du CAP et ayant un volet à l’export, pourront dès aujourd’hui bénéficier de ce dispositif » affirme Ludovic Sénécaut, membre du directoire d’Euler Hermes SFAC ajoutant que le prix de la garantie est attractif en regard du risque d’impayé qu’il permet de couvrir. A titre d’exemple, une garantie complémentaire CAP Export trimestrielle de 50 000 euros, pour un acheteur chinois, ne revient qu’à 312 euros pour l’entreprise. C’est donc une véritable solution anti-crise, un soutien pour les entreprises qui souhaitent continuer à se développer et travailler plus en sécurité à l’export, notamment le CAP+ Export qui permet de bénéficier de garanties pour des acheteurs qui ne sont plus couverts par des assureurs-crédit.

N.H d’après une étude de Euler Hermes SFAC