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En couverture

Avec le Contrat de développement participatif, Oséo change de braquet


Alain Renck

Depuis un an, Oséo a franchi un cap dans son rôle d’appui et de partenaire financier des entreprises innovantes à l’international. L’annonce du chef de l’Etat de doter l’établissement public présidé par François Drouin d’une enveloppe d’1 milliard d’euros allouée aux entreprises sous forme de prêts participatifs (le “contrat de développement participatif”) place encore davantage ce jeune (1) organisme financier sur le devant de la scène.

Interrogé au lendemain de l’annonce présidentielle du 5 octobre 2009 sur les nouvelles prérogatives d’Oséo, Alain Renck, directeur de l’international de cette institution financière a eu cette formule : « le contrat de développement participatif, c’est le PPE x 100 ! ». Lancé il y a tout juste un an, le Prêt pour l’export (PPE) permet aux entreprises innovantes exportatrices d’emprunter, sans exigence de garantie, de 20 000 jusqu’à 80 000 euros à taux fixe sur une durée maximale de 6 ans. Ce nouveau dispositif connaît un beau succès auprès des Pme, plus de 200 prêts devraient être octroyés pour sa première année d’existence.

Soulager le haut de bilan des Pme et des ETI

Aujourd’hui, avec le Contrat de développement participatif, Oséo change de braquet ! Les prêts participatifs sur lesquels travaillent actuellement les équipes d’Oséo s’échelonneront de 300 000 à 3 millions d’euros, « des prêts sans garantie ni en actif de l’entreprise, ni du dirigeant. Le prêt s’étend en principe sur 7 ans, avec deux ans de franchise et un taux d’intérêt compris entre 5 et 8,5%. Aujourd’hui, le produit est prêt. Les bénéficiaires seront des entreprises saines, dont la cotation Banque de France se situe entre 3 et 5 et dont les effectifs sont inférieurs à 5000 personnes » explique A. Renck qui tient à préciser que ce nouveau dispositif n’est pas un outil destiné à financer des plans de restructuration d’entreprise, mais du besoin en fonds de roulement (BFR), « pour accompagner du développement ».

Un dispositif qui sera systématiquement associé à un financement extérieur, qui peut soit être un apport de fonds propres des actionnaires de l’entreprise, soit un concours bancaire “sur 5 ans minimum”. « Désormais, nous avons véritablement les moyens d’accompagner les entreprises dans leurs actions d’innovation et d’exportation » commente Alain Renck. « Nous pouvons leur donner du souffle, en leur proposant de la trésorerie, en soulageant leurs hauts de bilans. Ce milliard d’euros doit aider les entreprises Pme et ETI à réussir leur sortie de crise ». Les premiers dossiers devraient être accordés début novembre 2009.

 S. Etaix
(1) Créé en 2005, Oséo est né du rapprochement de l’Anvar, de la BDPME, de la Sofaris et de l’AII