Actualités du commerce international
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Espagne L’avis de l’expert CofacréditSonia Poinsot-Berthelot, responsable du recouvrement chez Cofacrédit, filiale du Groupe GE et Coface spécialisée dans l’affacturage à l’international Détérioration des délais de paiement à 97 jours Les délais moyens de paiement pour l’année 2008 se sont dégradés de 6 jours. Ils s’établissent à 97 jours au quatrième trimestre 2008 contre 91 jours au quatrième trimestre 2007. Ces expériences de paiement concernent surtout la sous-traitance automobile et la grande distribution (jouets, textile…). Les défaillances en chaîne dans l’automobile et la construction expliquent pour une large part ces dégradations de paiement dont le rythme s’est considérablement accru à partir de septembre 2008. Un recouvrement plus difficile Globalement, les entreprises espagnoles ne sont pas réputées pour leur bon comportement de paiement. Avec la crise, le recouvrement est devenu de plus en plus difficile. Depuis le second trimestre 2008, les débiteurs espagnols délivrent des informations de moins en moins précises concernant les paiements. Tous les prétextes pour différer, voire ne pas payer, sont bons. De plus en plus souvent, nous devons menacer les débiteurs de nos clients d’une action en justice pour obtenir un paiement. Retrouvez le Baromètre sur www.cofacredit.fr L’analyse de Classe ExportUn plan de relance pour quels effets ? L’Espagne a été, avec la Grande-Bretagne, l’une des deux premières économies d’Europe à être touchées de plein fouet par la crise financière. Les raisons : l’éclatement de la bulle immobilière (les mises en chantier ont chuté de 50% en 2008 et le nombre de transactions a diminué de 36% par rapport à 2007) accompagné de la chute de la demande intérieure. Celle-ci étant entretenue par la hausse de l’endettement des ménages - détenteurs de crédits immobiliers à taux variables sur des durées allant jusqu’à 50 ans -, dans un contexte général de baisse des exportations. Face au recul de la construction et de la consommation et à l’augmentation du chômage (+200 000 chômeurs en janvier pour un total de 3,3 millions), il n’existe pas de secteurs capables de tirer l’économie espagnole vers le haut (-1,3% de croissance escomptée pour 2009). Dans l’ensemble, les entreprises espagnoles sont très endettées. Leur capacité d’autofinancement est très faible et elles ne peuvent pas compter sur le concours bancaire. Le plan de relance de 11 Mds d’euros du Premier ministre Zapatero a été réévalué en fin d’année dernière. Priorité : l’investissement (800 millions pour l’automobile) et la consommation (augmentation du salaire minimum depuis le 1er janvier). Selon le gouvernement, les 32 000 chantiers annoncés devraient créer 300 000 emplois, dont les premiers dès la fin du premier trimestre… Ce plan sera-t-il suffisant ? |
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