FR  /  Archives  /  2008  /  Septembre 2008

ATTRACTIVITÉ

La France continue d’attirer les investisseurs

Sur la base des coûts d’implantation dans 136 métropoles mondiales pour 17 secteurs d’activité étudiés par KPMG Canada, la France se classe en quatrième position en termes de compétitivité, derrière le Canada, les Etats-Unis et l’Australie. Ville par ville, Paris devance Londres et Francfort.
La France est le pays européen le plus attractif dans quatre grands secteurs : la production industrielle (4e mondial), la fabrication de logiciels (4e mondial), la R&D (2e mondial, ex æquo avec les Etats-Unis), et les activités de services aux entreprises. Plusieurs facteurs jouent en faveur de l’attractivité française en matière de coûts d’implantation  : les allègements fiscaux pour les entreprises de R&D, l’acquisition du foncier, l’électricité, les investissements industriels et les transports.
Contrairement aux idées reçues, la France est aussi très bien placée sur le critère des coûts de main d’œuvre (4e mondial), avec un coût global par employé de 84 826 $.
Sa compétitivité en termes de salaires est cependant plombée par le poids des prélèvements obliga­toires, qui représentent 43 % du coût total, loin devant les autres grands pays.
Selon l’AFII (Agence Française pour les Investissements Internationaux), deux réformes récentes renforcent l’attractivité de la France: La 1re est le nouveau dispositif de crédit d’impôt recherche, en vigueur depuis janvier 2008. Avec des taux d’intervention relevés, des règles plus simples et plus lisibles, le nouveau système est le plus favorable des pays de l’OCDE. La France se dote ainsi d’un atout majeur pour favoriser et pérenniser l’installation sur son territoire des centres de recherche et développement des entreprises. Le second facteur de progrès est la loi de modernisation de l’économie (LME) qui comporte un volet spécifique de mesures destinées à attirer les talents, les idées et les capitaux au service de la croissance et de l’emploi.