Actus Les défaillances d’entreprises repartent à la hausse en 2017

Les défaillances d’entreprises repartent à la hausse en 2017

eulerhermesdefaillances2017Dans sa dernière étude « Défaillances, la partie émergée de l’iceberg », l’assureur-crédit Euler Hermes prévoit un « repli limité » des défaillances d’entreprises en 2016 (-2%) dans le monde. Ces dernières devraient même légèrement repartir à la hausse (+1%) en 2017.« Au plan mondial, la tendance baissière des défaillances d’entreprises touche à sa fin », explique Ludovic Subran, Chef économiste d’Euler Hermes. Les causes : la panne de croissance mondiale, « qui devrait rester bloquée sous les +3% pendant encore plusieurs années, ce qui rend les entreprises plus vulnérables aux chocs externes ». Le retour d’une inflation modérée ne devrait pas apporter un grand soutien au chiffre d’affaires des entreprises, qui doivent composer avec la hausse des coûts des intrants et les pressions salariales, alors que les conditions de financement se durcissent dans un contexte incertain de volatilité des taux de change et des flux financiers internationaux. L’assureur craint un effet domino lié au défaillances des grandes entreprises (+45% sur les trois premiers trimestres de 2016) sur leurs fournisseurs « déjà fragilisés ». L’Europe est la région la plus exposée (70 cas de faillites importantes en Europe de l’Ouest et 50 en Europe centrale et orientale). En termes de chiffre d’affaires cumulé, l’Amérique du Nord enregistre le plus grand nombre de faillites (29 Mds d’euros) sur les trois premiers trimestres 2016 (contre 11 Mds en Europe Occidentale et 17 Mds en Asie-Pacifique). Au niveau mondial, ce sont les entreprises du secteur de l’énergie qui ont enregistré les plus importantes défaillances en termes de chiffre d’affaires cumulé (15 Mds sur les neuf premiers mois). L’assureur reste vigilant sur la santé de quelque 160 entreprises publiques dans le monde. En première ligne, les sociétés publiques chinoises, brésiliennes et russes tandis que les entreprises publiques des pays du Conseil de Coopération du Golfe « présentent un profil de risque allant de faible à modéré ». Quant aux entreprises publiques italiennes et françaises, « elles peuvent être considérées comme étant à faible risque ».

Advertisement

Abonné Magazine

Oublié votre mot de passe ?

Rejoignez-nous

Réinitialiser le mot de passe
Veuillez entrer votre email. Vous allez recevoir votre nouveau mot de passe par email.