Actus Guide CHINE – Édition 2013

Guide CHINE – Édition 2013

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Guide Chine - Edition 2013 - Tome 1
Réussir en CHINE, 70 témoignages
Sommaire :
Echanges commerciaux, croissance chinoise et risque pays - Approche marché : sourcing, export, différentes formes d’implantations, transport - Zoom sur six filères : luxe, agroalimentaire, vins, TIC, nucléaire et green business - Normalisation, contrôle qualité, certification, contrefaçon et propriété industrielle - Financement, fusions et acquisitions Interculturel, management, ressources humaines et communication - Investissements chinois en France - Agenda salons 2013, contacts utiles, bibliographie.

Réussir en Chine 70 témoignages – TOME 1
Parution : décembre 2012


Consultez l’extrait !

Avant propos de Jean-Pierre Raffarin, fervent défenseur de l’amitié franco-chinoise

« La Chine ne présente pas de risque économique à court terme », estime Jean-Pierre Raffarin, qui est sans aucun doute l’homme politique français qui connaît le mieux ce grand pays.
Le taux de croissance pour l’année 2012 va rester fort, proche des 8%. Le redéploiement de la croissance avec le 12e plan sur des objectifs plus qualitatifs incluant la croissance verte et les initiatives urbaines d’éco-développement offrent de nouvelles perspectives aux entreprises françaises ».
Le taux de croissance pour l’année 2012 va rester fort, proche des 8%. Le redéploiement de la croissance avec le 12e plan sur des objectifs plus qualitatifs incluant la croissance verte et les initiatives urbaines d’éco-développement offrent de nouvelles perspectives aux entreprises françaises ».
« Je pense que sur les 3 à 5 ans qui viennent, la Chine conservera un potentiel de croissance fort, qu’elle ira chercher en soutenant la demande intérieure pour pallier le fléchissement de la demande extérieure et la baisse des exportations chinoises » annonce d’emblée Jean-Pierre Raffarin.
« L’ambition chinoise est de diminuer le taux d’épargne et d’augmenter la consommation et c’est pour cela qu’en matière de santé et de retraite, des initiatives du gouvernement visent à ce que les citoyens chinois soient moins inquiets de l’avenir, épargnent moins et consomment plus. La stratégie d’augmentation très significative du salaire minimum dans les villes entraîne une augmentation du pouvoir d’achat qui va porter en partie la croissance ».
« N’oublions pas que la Chine a horreur des ruptures, le changement se fera dans la continuité. L’arrivée de Xi Jinping et de son premier Ministre a été mise sur la trajectoire depuis 5 ans. Il est originaire de Shanghai, mais il a eu des responsabilités dans différentes provinces.
Il va rester dans une continuité d’abord parce que la Chine a une direction collégiale et l’arrivée d’un homme ne va pas changer totalement une politique. Le principal défi du nouveau Président va être de trouver un équilibre intérieur dans la croissance notamment avec les régions de l’Ouest, dans la droite ligne de ce qui a été décidé par le 12e plan, il y a quelques mois ».
« La richesse de la Chine aujourd’hui est qu’elle est à la fois le moteur, mais aussi le banquier du monde. Elle possède de très grandes réserves, et c’est elle qui porte le taux de croissance le plus fort. Cela la conduit à être très prudente car les responsabilités sont lourdes et nouvelles. Prudente dans ses investissements à l’étranger pour protéger son épargne, mais aussi prudente pour avoir les moyens de sa politique intérieure en fonction de ses priorités ».
« Quand un Chinois gagne un euro, un Américain en gagne 25, mais l’Américain en dépense 26 alors que le Chinois en épargne 50%. C’est l’épargne du fragile qui finance le crédit du riche. Cette épargne est une épargne de précaution, car il n’y a pas de système de sécurité sociale ou de retraite analogue à celui que l’on connaît en France. Pour relancer la croissance le nouveau gouvernement chinois doit à la fois rassurer sur le système de protection sociale, voire le créer dans certains cas, ce qui prend du temps et est une action de long terme, tout en agissant à court terme en augmentant les salaires parfois de façon considérable. Dans certaines entreprises publiques les salaires ont augmenté de plus de 20% en 2012 ».
« Du côté des entreprises françaises, nos grands groupes connaissent une réussite exemplaire et sont parfaitement intégrés dans la sphère chinoise. Notre grand déficit notamment par rapport à l’Allemagne tient dans la taille des PME. Nos grands groupes n’ont malheureusement pas les réflexes de travailler avec nos sous-traitants français. La bataille appartient à celles de nos PME qui sont déjà structurées. C’est avec des entreprises de taille intermédiaire qu’il faut agir le plus fortement en Chine ».
« Pour réussir en Chine, il est indispensable de savoir saisir les occasions. Les circonstances ont parfois même plus de poids que les lois. L’objectif pour un chef d’entreprise français est de rencontrer le bon partenaire qui va le protéger et le guider dans cet univers complexe. Car la Chine est un pays dans lequel il faut avoir des alliés. C’est un pays de réseaux, de pouvoir et d’influence. Il est difficile d’y naviguer seul, car la société est très hermétique et il est donc difficile de l’appréhender rapidement. Il faut donc faire confiance pour repérer le bon partenaire, et alors s’impliquer personnellement au plus haut niveau de l’entreprise pour créer une vraie relation et cette confiance nécessaire dans la durée. On ne peut pas rentrer en Chine sans parier sur le facteur humain qui est la clef de la réussite. Je ne crois pas à la seule approche rationnelle. Ce n’est pas parce qu’on offre le meilleur prix qu’on gagnera le marché.
Il y a tout une complexité et des décisions qui ne sont pas intelligibles pour nous ». « Je recommande aux PME de regarder attentivement les provinces intérieures. Si je
prends l’exemple du Sichuan autour de la ville de Chengdou on constate une croissance de près de 15%. La province est très soutenue par Pékin ce qui est un gage d’action dans la durée. Je me rends chaque année à la foire de l’Ouest qui est une foire généraliste à tendance industrielle, le plus souvent avec des PME. C’est une région grande comme la France où on a un potentiel considérable avec des réseaux qui sont plus lisibles, car ils sont à l’échelle provinciale, sans trop d’interactions
avec la politique nationale. Je pense donc que c’est une bonne opportunité pour nos Pme ».
Jean-Pierre Raffarin, dans le cadre de l’action de la Fondation qu’il préside, continuera l’année prochaine à emmener des PME en Chine où il s’emploie à partager ses relations personnelles et professionnelles entretenues depuis des années qui constituent son Guanxi. Ce faisant, il devient alors, le temps d’un voyage, le meilleur représentant des entreprises françaises sur place.

Propos recueillis par Marc Hoffmeister


Sommaire

  • Echanges commerciaux, croissance
    chinoise et risque pays
  1. Approche marché : sourcing, export, différentes formes d’implantations, transport
  2. Zoom sur six filères : luxe, agroalimentaire, vins, TIC, nucléaire et green business
  3. Normalisation, contrôle qualité, certification, contrefaçon et propriété industrielle
  4. Financement, fusions et acquisitions
  5. Interculturel, management, ressources humaines et communication
  6. Investissements chinois en France
  7. Agenda salons 2013, contacts utiles, bibliographie

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