Actus Au 9e sommet des BRICS en Chine, la place de l’Afrique

Au 9e sommet des BRICS en Chine, la place de l’Afrique

De gauche à droite : Le Président du Brésil Michel Temer, Le premier ministre de l'Inde Narendra Modi, Le Président de la République Populaire de Chine Xi Jinping, Le Président de la Russie Vladimir Putin, et le Président de la République d'Afrique du Sud Jacob Zuma

De gauche à droite : Le Président du Brésil Michel Temer, Le premier ministre de l’Inde Narendra Modi, Le Président de la République Populaire de Chine Xi Jinping, Le Président de la Russie Vladimir Putin, et le Président de la République d’Afrique du Sud Jacob Zuma lors du sommet du G20 en Chine en 2016.

En dépit des différentes tensions sino-indiennes de l’été, des graves soucis récemment créés par la Corée du Nord, d’une conjoncture internationale tendue, Xi Jinping et Narendra Modi, ont tenu à maintenir cette rencontre, compte tenu de l ‘intérêt d’entretenir une croissance durable dans ces pays. Premier enjeu : réaliser un tour d’horizon au plus haut niveau entre les chefs d’État sur les grands défis de 2017 concernant les BRICS (Brésil, Russie,  Inde, Chine, Afrique du Sud). Mais l’ambition des dirigeants est d’exister géopolitiquement, de prendre part aux grands défis qui divisent ou rassemblent, face aux États-Unis face et aux Européens. Et ces derniers sont aussi présents au Forum. Le président Xi Jinping a bien remarqué la montée en puissance médiatique qu’occasionnent ses voyages dans le  monde depuis  son entrée en fonctions il y a 4 ans. Il tient notamment à mettre en lumière la détente des relations avec l’Inde qui doit prendre sa part dans la mise en œuvre de la nouvelle route de la soie, une stratégie de communication pour évoquer le renforcement des routes de communication terrestres et maritimes entre Chine et zone Atlantique. Rappelons que Narendra Modi, le premier ministre indien avait menacé de boycotter le Sommet des BRICS si Pékin ne suspendait pas la construction d’une route militaire sur un territoire frontalier litigieux aux yeux de l’Inde

Les principaux sujets de discussion portent sur le commerce, les investissements, la coopération financière, la connectivité, l’économie de la mer.

Il est particulièrement intéressant de noter l’invitation de deux pays africains, l’Égypte et la Guinée, mettant en valeur les avantages que l’Afrique peut tirer de la montée en puissance des BRICS. La Chine a une longue tradition de relations économiques et politiques avec l’Afrique. Ainsi que le souligne Jean-Joseph Boillot, conseiller au CEPII, le Centre d’études prospectives et d’informations internationales, Pékin se taille aujourd’hui la part du lion dans les échanges et les contrats d’investissements en Afrique. L’Inde est aussi présente sur le terrain mais ses échanges sont encore limités sans que cela compromette l’attractivité de l’Inde, comme en témoigne la présence massive des chefs d’État et de gouvernement au dernier sommet Inde-Afrique qui s’est tenu à New Delhi. Quant au Brésil, il est très présent évidemment dans les États lusophones d’Afrique.

Comment qualifier les relations entre tous les pays qui ont des intérêts différents en fonction de leurs ressources : de Sud-Sud ou Nord-Sud ? Il est certain que ces pays doivent affronter en permanence une asymétrie des pouvoirs politiques et économiques, mais tous ont besoin de cette structure pour s’affirmer face aux Occidentaux et aux Américains. Par ailleurs, l’Inde et la Russie ont bien compris  que les BRICS sont essentiels pour la Chine. Les Chinois sont pragmatiques. Ils savent que leur pays a encore du chemin à faire pour s’affirmer comme une superpuissance mondiale. Rappelons que les BRICS représentent 5 continents et 40% de la population mondiale

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